AZ-INFOS TGV-Politique : Haïti s’enlise dans une crise endémique qui menace l’avenir de la nation

Déjà plus de deux semaines que la situation du pays est chaotique, les établissements scolaires ont fermé leurs portes, la crise politique, économique et sociale perdure, pneus enflamés et baricades sont partout dans le pays, le vent d’insécurité ne cesse d’endeuiller les familles. C’est le déséspoir, le pays plonge dans une incertitude et un climat d’extrême tension.

En effet, depuis l’accession de Jovenel Moïse au pouvoir le pays fonctionne au ralenti. Exténuée,la population exprime sa colère à chaque occasion, contre la misère,la rareté de carburant, l’insécurité et la corruption. Car, ces fléaux continuent à gangrener nos institutions publiques. Nous vivons dans une situation économique et politique exécrable. Par ailleurs, l’inflation a atteint la barre de 20 % en Août , contre 17 % en Avril et 18% en Mai. En plus, les employés de la Fonction Publique ne perçoivent pas leur salaire à temps. C’est le signe d’un État failli, dirigé par un président qui n’est ni conscient ni à la hauteur de sa fonction.

Suite à la révocation du Premier Ministre Jean-Henry Céant par une motion de censure de la Chambre des députés le lundi 18 Mars 2019. Nous n’arrivons toujours pas à installer un gouvernement pouvant subvenir aux besoins de la population. Déjà plusieurs tentatives de ratification d’un nouveau Premier ministre ont échoué au niveau du Sénat haïtien, érigé en espace hollywoodien à maintes reprises. En réalité, n’importe qui peut constater que le chef de l’État ne dirige rien.

L’insécurité frappe à toutes les portes,
personne n’en est à l’abri. Depuis belle lurette, elle ne cesse d’accroître dans le pays. En effet, étudiants, commerçants, professionnels et autres se plaignent de l’ampleur de ce fléau qui continue à semer la terreur chez les haïtiens. Même les enfants ne sont pas épargnés.

La criminalité est aussi au centre de tous les débats. Constatons Vladimir Fédé, tué le 16 septembre dernier à Carrefour alors qu’il allait prendre sa fille de l’école et Jean-Yves Joseph, 25 ans, étudiant de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), décédé ce mercredi 25 septembre après avoir été grièvement blessé par balle par un groupe d’individus non identifiés dans la commune de Gressier. Ce sont tous des cas qui révoltent les citoyens.

Toutefois, Jovenel Moïse dans son discours à la nation très tôt dans la matinée du 25 septembre, n’entend pas démissionner. Néanmoins, il tend la main à ses opposants farouches.

En outre, le constat c’est aussi l’incapacité de l’opposition dite démocratique et des groupes socio-politiques à trouver une entente pour pousser Jovenel Moïse à la démission. De ce fait, ils doivent changer de stratégie pour remédier à cette situation susceptible d’hypothéquer l’avenir d’Haïti.

Jean Kenson Carries
Kensoncarries117@gmail.com

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.